Dans les cahiers de l'enfance La poussière s'est déposée Adieu douce insouciance Harmonieusement développée.
Son univers transformé Petit à petit, ses besoins et ses désirs Sont profondément modifiés Dans le but de s'épanouir.
Viens le temps de l'adolescence Français, sciences, math et géo Quoique pas trop leur préférence Deviennent le vocabulaire des ados.
La famille n'est plus un refuge clos Et n'est plus l'unique point d'attache Parfois des conflits de générations ont éclos Les ados acquièrent d'autres tâches.
Devenus à l'âge adulte C'est au sein de la famille culte Que se forment les futurs citoyens et parents A leur tour promus à l'éducation des enfants.
Ils ont vu percer la toute première dent Consolé les premiers pleurs, partagé le premier sourire, Les premiers pas, les tous premiers mots : papa, maman Ils les ont vus cavaler, rire, jouer, les aimer à n'en plus finir.
L'automne de la vie est arrivé Mais je ne me souviendrai que de ces jours heureux Je laisse derrière moi les graines que j'ai semées Rien ne peut égaler ces moments merveilleux.
Et maintenant je vais devoir m'en aller J'ai eu le bonheur de les voir tous grandir Lorsque peu à peu ils ont fini par partir C'était mon chemin, c'était ma destinée.
Cette légende date du 12ème siècle et a pour cadre le château de Touffou, situé dans le Poitou. Géraud de Touffou, le châtelain de l'époque, était un fier chevalier qui avait ramené de ses périples de croisé une captive d'origine mauresque, dont il était tombé follement amoureux. Déracinée brutalement de son pays, elle accepte sous la contrainte de l'épouser et devient châtelaine du domaine poitevin.... tout en ruminant des idées de vengeance dans le secret de son âme, qui devint aussi noire que sa peau. Son mari en effet la délaissa bientôt et reprit le chemin des guerres et des croisades. La belle dame s'ennuya vite à mourir, d'autant plus que la rigueur du climat hivernal poitevin ne lui permettait guère de sortirlonguement pour se changer les idées. Elle modifia néanmoins brutalement sa façon de vivre, quittant le château sursa jument et galopant à perdre haleine ... semblant soudain insensible au vent glacial qui rougissait ses joues ou aux branches nues des arbustes gelés qui lui griffaient les bras. Elle rentrait au petit matin, une lueur étrange animant son regard fiévreux. Mais bientôt, les gens se plaignirent des attaques sanglantes provoquées parune meute de loups.... une meute obéissant à une superbe et inquiétantelouve blanche. La vie des paysans se transforma alors en cauchemar dus aux robustes bêtes aux dents tranchantes. Et, surmontant la mêlée de poils gris et argentés des mâles et restant un peu à l'écart de la meute, la fourrure immaculée et l'étrange lueur de haine dans les yeux mordorés de la louve blanche. Quand Géraud de Touffou rentra de croisade et apprit les ravages que provoquait la louve blanche et sa meute enragée dans toute la région, ilse jura d'y mettre fin aussitôt. Après des jours de traque incessante dans les bois gelés et blanchis par la neige, il finit par la trouver etaprès un combat difficile... lui tranche une de ses pattes avant. La bête s'enfuit en hurlant de douleur de façon sinistre. Le châtelain, content, s'apprêtait à ranger son trophée dans un sac quand il poussa un cri d'horreur en réalisant que la patte de la louve blanche, qu'il tenait un instant avant dans la paume de sa main, venait de se transformer sous ses yeux en une main humaine... une main fémininecouleur d'ébène... celle de son épouse. L'anneau qu'il lui avait donné le jour de son mariage brillait encore à son petit doigt. Le doute ne lui était hélas plus permis : sa femme était une sorcière ! Il la retrouva dans la chambre nuptiale, gémissant de douleur dans la pénombre, les draps de brocart argenté ruisselant du sang coulant de sa main mutilée. Il dégaina son épée, lui planta en plein cœur, avant de descendre le cadavre et de le brûler sur un petit bûcher fabriqué à la hâte dans la cour du château. Géraud de Touffou ne se remit jamais de sa mésaventure. Devenu fou de chagrin,il erra dans la campagne poitevine et mourut de froid à la fin de ce sinistre hiver. Les siècles ont passés, mais des anciens racontent encore parfois ,aux veillées, cette histoire devenue légendaire au fil du temps.Et certains jurent avoir aperçu, les nuits de pleine lune,dans les environs duchâteau,la silhouettefantomatique d'une étrange louve blanche au regard mordoré, accompagnée de loin par un chevalier silencieux, qui semble veiller sur ses déplacements nocturnes.
La Montagne Bourbonnaise...Contes & Légendes D'Auvergne. Par Sophie Bogrow Du Magazine Détours en France.
Ascension en Montagne Bourbonnaise Louis Holder ...
La Montagne bourbonnaise est une région naturelle de France couvrant le sud-est du département de l'Allier. Wikipédia De vallées encaissées en landes mélancoliques, de frais bocages en forêts drues et sombres, de cascades pétillantes en rocs taillés par l’érosion,ce petit massif granitique à l'est de Vichy, recèle d’innombrables balades qui dévoilent une nature authentique et préservée. Depuis le sommet du rocher Saint- Vincent, entre Ferrières-sur- Sichon et Lavoine, profitez de la vue sur le puy de Montoncel, point culminant del’Allier. C’est à peine une montagne, qui ne dépasse guère les 1 000 mètres, sinon au sud, où les pentes à sapins des Bois Noirs culminent au puy de Montoncel(1 287 m), et à l’est, dans les monts de la Madeleine, où quatre remonte-pentes font de la Loge des Gardes (1 175 m) une station de ski miniature. Les curistes de Vichy y venaient en excursion, avant guerre, profiter de la fraîcheur. Un petit train à voie étroite, le Tacot, mis en service en 1910, mettait des heures à les conduire de Vichy à Lavoine et Laprugne en passant par Cusset, Le Mayet-de-Montagne et Ferrières : 38 kilomètres, 13 stations...Pour ceux de la Montagne, c’était le seul moyen d’exporter leurs productions. La ligne a fermé en 1949, mais son tracé demeure, qu’on repère ici et là à la présence d’un viaduc (telle l’arche de béton de Ferrières) ou à une maisonnette typique des gares. Édifié en 1910 près de Ferrières-sur-Sichon, le pont du Moulin Neuf est un vestige de l’ancienne ligne de chemin de fer du Tacot. Son arche de plus de 50 mètres a été conçue en béton armé. Une Atmosphère De MystèreEntre-temps, on est passé d’une douce houle céréalière à des collines herbues, secouées de plissements, puis aux pentes abruptes des vallées où la forêt l’emporte. Tout ici est propice aux légendes...Les blocs de granit moussus, que les fées ou les druides, c’est certain, ont creusés de cupules rondes, à l’image des Pierres du Jour à Laprugne... Les hêtres que des siècles de taille ont transformés en tortueux décor pour conte fantastique, près de Saint-Nicolas-des-Biefs. Dans les Bois noirs, proches de Saint-Nicolas- des-Biefs, des hêtres tortueux âgés de 400 ans bordent un chemin de randonnée, l’allée des Géants, lui donnant un air de décor pour conte de fées. Même le brouillard, qui se lève souvent sur le dédale des bois et des haies, contribue à créer le mystère. De tous ces mystères, le plus passionnant est l’énigme de Glozel. En 1924, le jeune Émile Fradin, alors qu’il labourait, tomba sur une fosseenfouie qui regorgeait d’ossements, de poteries, de galets gravés, d’objets en os, et surtout de tablettes couvertes de signes inconnus. Les plus grandes sommités s’accordant à dater du néo- lithique la moisson recueillie par le docteur Morlet, on spécula sur l’existence d’une écriture antérieure aux Phéniciens. Mais en 1927, un de ces messieurs, auteur d’une autre théorie sur la question, décida de disqualifier la concurrence en criant à la fraude etune commission officielle décréta le jeune paysan, armé de son certificat d’études, coupable d’une gigantesque falsification qui eût exigé une thèse en anthropologie... Quand, après des années de procès, les tribunaux eurent fini de blanchir Fradin, le mal était fait. Son honneur était terni. Le bourg de Ferrières, traversé par le Sichon, était autrefois prospère. En témoignent les sept foires annuelles qui rythmaient la vie des villageois. Au fond, le clocher de l’église Saint-Désir. Entouré de douves alimentées par un canal, le château de Chappes à Ferrières- sur-Sichon (XVe siècle)...A abrité de prestigieux personnages de l’histoire de France. Il est classé Monument historique depuis 1992. Au Pays Des VerriersPourtant, à partir des années 1970, de nouvelles analyses, confirmées vers 1995, ont permis de préciser certaines datations. Ainsi, bien que les tablettes gravées affichent entre 3 000 et 7 000 ans (sauf une part de copies médiévales), Glozel aurait été un site funéraire et cultuel de l’époque gauloise et romaine, réinvesti au Moyen Âge pour servir peut-être de four à des verriers. La forme ovale de ses tombes pourrait être liée à ces inexplicables souterrains annulaires creusés en nombre (au moins 34) dans la région. La tourbière du plateau de la Verrerie. Ce milieu protégé se découvre en suivant les pontons de bois, au ras des sphaignes et des droséras.Quant aux verriers, ils étaient nombreux entre autres vers Saint-Nicolas-des-Biefs, fondant le sable des rivières grâce aux hêtres des forêts. En 150 ans, avant la Révolution, ils ont ainsi entièrement dénudé le bien nommé plateau de la Verrerie. Restent 60 hectares de lande mauves de callunes, myrtilles et genêts, gardés par des chèvres et moutons, et de tourbière avec vue plongeante sur la plaine de Roanne. Dominant la vallée de la Besbre, l’imposante église Notre-Dame de Châtel-Montagne (1095-1216).
Le violon de Louise Le violon de Louise me hante Ses longs sanglots dans la nuit Quand sur les cordes l’archet se couche Et fait vibrer tout mon être
J’écoute imprégné d’émotion les yeux fermés Le violon pleure sa douceur Comme un cri de détresse Qui me déchire et me pénètre Au plus profond de moi-même
Par des nuits froides d’hiver Par des nuits chaudes d’été J’écoute encore sans me lasser Le cœur serré, pleurant l’être aimé Philippe Poupet
Image la charmeuse de serpents Le mauvais jardinier Dans les jardins d'hiver des fleuristes bizarres Sèment furtivement des végétaux haineux, Dont les tiges bientôt grouillent comme les noeuds Des serpents assoupis aux bords boueux des mares. Leurs redoutables fleurs, magnifiques et rares, Où coulent de très lourds parfums vertigineux, Ouvrent avec orgueil leurs vases vénéneux. La mort s'épanouit dans leurs splendeurs barbares. Leurs somptueux bouquets détruisent la santé Et c'est pour en avoir trop aimé la beauté Qu'on voit dans les palais languir les blanches reines. Et moi, je vous ressemble, ô jardiniers pervers ! Dans les cerveaux hâtifs où j'ai jeté mes graines, Je regarde fleurir les poisons de mes vers.
Iwan Gilkin.
Iwan Gilkin est un poète belge, né à Bruxelles, le 07 janvier 1858 et mort le 28 septembre 1924. De vingt à trente-six ans il vit une crise morale profonde qui le rapproche de Baudelaire. Croyant à l’inéluctable décadence de la civilisation latine, il écrit La Nuit, en 1897. Dans cette œuvre pessimiste, qui devait s’intituler La Fin d’un Monde, il montre le Mal « fascinant les âmes, les enlaçant dans ses replis comme un reptile aux écailles chatoyantes, les broyant et les brûlant comme unserpent de feu ». Dans ce sonnet, doutant même de la portée de sa poésie, il identifie le poète à un jardinier dont les vers sont porteurs de poison.
CONTE La Belle et la Bête : la condition de la femme âgée dans la société en 1740
Parfois attribué à tort à Perrault, le conte La Belle et la Bête est popularisé en 1757 par l’auteur s’adressant aux jeunes filles Madame Leprince de Beaumont, proposant alors une version édulcorée du récit original de 1740 moqueur, railleur, critique et réprobateur composé par Gabrielle-Suzanne de Villeneuve qui avait puisé dans son propre vécu et mettait en scène une Bête plus animale et une Belle moins innocente pour aborder le problème complexe de la situation de la femme âgée dans la société, et notamment sa sexualité, par le truchement de vieilles fées animées de désirs et de rancunes
Fin 1991, les studios Disney sortaient le film d’animation Beauty and the Beast, qui reçut deux Oscars, pour la meilleure chanson et la meilleure partition. Mais nulle part, dans ce film si applaudi, on ne trouve le nom del’auteur du conte sur lequel il est fondé. Certains ouvrages affirment que le conte La Belle et la Bête « fut écrit pour la première fois par Charles Perrault au milieu du dix-septième siècle ». Or, nous le savons, si Perrault est bien l’auteur d’un Riquet à la Houppe, la « Belle » de Perrault est « au bois dormant ».
La formulation élégante de l’histoire de La Belle et la Bête qui nous est aujourd’hui familière, a été publiée non pas par lui, mais par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont dans son Magasin des enfants en 1757. On ne peut que le constater : non seulement les femmes auteurs du début de l’époque moderne ont été régulièrement exclues de l’histoire littéraire et culturelle, mais leurs œuvres, même les plus influentes, sont encore attribuées à d’autres. On oublie assez régulièrement que c’est Madame Leprince de Beaumont qui, écrivant pour un public de jeunes filles anglaises qui ne savaient pas très bien le français, a produit ce texte d’une grande simplicité stylistique et d’une étonnante efficacité.
Quand le Prince contraste l’amour de la vieille fée méchante avec celui d’une jeune, il dit tout simplement : « À l’âge de cette dernière il semblait plus naturel ».
Dans les cahiers de l'enfance
La poussière s'est déposée
Adieu douce insouciance
Harmonieusement développée.
Son univers transformé
Petit à petit, ses besoins et ses désirs
Sont profondément modifiés
Dans le but de s'épanouir.
Viens le temps de l'adolescence
Français, sciences, math et géo
Quoique pas trop leur préférence
Deviennent le vocabulaire des ados.
La famille n'est plus un refuge clos
Et n'est plus l'unique point d'attache
Parfois des conflits de générations ont éclos
Les ados acquièrent d'autres tâches.
Devenus à l'âge adulte
C'est au sein de la famille culte
Que se forment les futurs citoyens et parents
A leur tour promus à l'éducation des enfants.
Ils ont vu percer la toute première dent
Consolé les premiers pleurs, partagé le premier sourire,
Les premiers pas, les tous premiers mots : papa, maman
Ils les ont vus cavaler, rire, jouer, les aimer à n'en plus finir.
L'automne de la vie est arrivé
Mais je ne me souviendrai que de ces jours heureux
Je laisse derrière moi les graines que j'ai semées
Rien ne peut égaler ces moments merveilleux.
Et maintenant je vais devoir m'en aller
J'ai eu le bonheur de les voir tous grandir
Lorsque peu à peu ils ont fini par partir
C'était mon chemin, c'était ma destinée.
Marie_Louise
Cette légende date du 12ème siècle et a pour cadre le château de Touffou, situé dans le Poitou.
Géraud de Touffou, le châtelain de l'époque, était un fier chevalier qui avait ramené de ses périples de croisé une captive d'origine mauresque, dont il était tombé follement amoureux. Déracinée brutalement de son pays, elle accepte sous la contrainte de l'épouser et devient châtelaine du domaine poitevin.... tout en ruminant des idées de vengeance dans le
secret de son âme, qui devint aussi noire que sa peau.
Son mari en effet la délaissa bientôt et reprit le chemin des guerres et des croisades. La belle dame s'ennuya vite à mourir, d'autant plus que la rigueur du climat hivernal poitevin ne lui permettait guère de sortirlonguement pour se changer les idées.
Elle modifia néanmoins brutalement sa façon de vivre, quittant le château sursa jument et galopant à perdre haleine ... semblant soudain insensible au vent glacial qui rougissait ses joues ou aux branches nues des arbustes gelés qui lui griffaient les bras. Elle rentrait au petit matin, une lueur étrange animant son regard fiévreux.
Mais bientôt, les gens se plaignirent des attaques sanglantes provoquées parune meute de loups.... une meute obéissant à une superbe et inquiétantelouve blanche. La vie des paysans se transforma alors en cauchemar dus aux robustes bêtes aux dents tranchantes. Et, surmontant la mêlée de poils gris et argentés des mâles et restant un peu à l'écart de la meute, la fourrure immaculée et l'étrange lueur de haine dans les yeux mordorés de la louve blanche.
Quand Géraud de Touffou rentra de croisade et apprit les ravages que provoquait la louve blanche et sa meute enragée dans toute la région, ilse jura d'y mettre fin aussitôt. Après des jours de traque incessante dans les bois gelés et blanchis par la neige, il finit par la trouver etaprès un combat difficile... lui tranche une de ses pattes avant. La bête s'enfuit en hurlant de douleur de façon sinistre.
Le châtelain, content, s'apprêtait à ranger son trophée dans un sac quand il poussa un cri d'horreur en réalisant que la patte de la louve blanche, qu'il tenait un instant avant dans la paume de sa main, venait de se transformer sous ses yeux en une main humaine... une main fémininecouleur d'ébène... celle de son épouse. L'anneau qu'il lui avait donné le jour de son mariage brillait encore à son petit doigt. Le doute ne lui était hélas plus permis : sa femme était une sorcière !
Il la retrouva dans la chambre nuptiale, gémissant de douleur dans la pénombre, les draps de brocart argenté ruisselant du sang coulant de sa main mutilée. Il dégaina son épée, lui planta en plein cœur, avant de descendre le cadavre et de le brûler sur un petit bûcher fabriqué à la hâte dans la cour du château.
Géraud de Touffou ne se remit jamais de sa mésaventure. Devenu fou de chagrin,il erra dans la campagne poitevine et mourut de froid à la fin de ce sinistre hiver.
Les siècles ont passés, mais des anciens racontent encore parfois ,aux veillées, cette histoire devenue légendaire au fil du temps.Et certains jurent avoir aperçu, les nuits de pleine lune,dans les environs duchâteau,la silhouettefantomatique d'une étrange louve blanche au regard mordoré, accompagnée de loin par un chevalier silencieux, qui semble veiller sur ses déplacements nocturnes.
La vie en rose (haïku)
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Rapporte des huîtres —
Avec un bon Pïnot gris
— la vie en rose
J.A.
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Illustration (internet).
Engagement à retirer l'image en cas de demande des ayants droit.
Par Sophie Bogrow Du Magazine Détours en France.
Ascension en Montagne Bourbonnaise Louis Holder ...
La Montagne bourbonnaise est une région naturelle de France couvrant le sud-est du département de l'Allier.
Wikipédia
De vallées encaissées en landes mélancoliques, de frais bocages en forêts drues et sombres, de cascades pétillantes en rocs taillés par l’érosion,ce petit massif granitique à l'est de Vichy, recèle d’innombrables balades qui dévoilent une nature authentique et préservée.
Depuis le sommet du rocher Saint- Vincent, entre Ferrières-sur- Sichon et Lavoine, profitez de la vue sur le puy de Montoncel, point culminant del’Allier.
C’est à peine une montagne, qui ne dépasse guère les 1 000 mètres, sinon au sud, où les pentes à sapins des Bois Noirs culminent au puy de Montoncel(1 287 m), et à l’est, dans les monts de la Madeleine, où quatre remonte-pentes font de la Loge des Gardes (1 175 m) une station de ski miniature.
Les curistes de Vichy y venaient en excursion, avant guerre, profiter de la fraîcheur. Un petit train à voie étroite, le Tacot, mis en service en 1910, mettait des heures à les conduire de Vichy à Lavoine et Laprugne en passant par Cusset, Le Mayet-de-Montagne et Ferrières : 38 kilomètres, 13 stations...Pour ceux de la Montagne, c’était le seul moyen d’exporter leurs productions.
La ligne a fermé en 1949, mais son tracé demeure, qu’on repère ici et là à la présence d’un viaduc (telle l’arche de béton de Ferrières) ou à une maisonnette typique des gares.
Édifié en 1910 près de Ferrières-sur-Sichon, le pont du Moulin Neuf est un vestige de l’ancienne ligne de chemin de fer du Tacot.
Son arche de plus de 50 mètres a été conçue en béton armé.
Une Atmosphère De Mystère Entre-temps, on est passé d’une douce houle céréalière à des collines herbues, secouées de plissements, puis aux pentes abruptes des vallées où la forêt l’emporte.
Tout ici est propice aux légendes...Les blocs de granit moussus, que les fées ou les druides, c’est certain, ont creusés de cupules rondes, à l’image des Pierres du Jour à Laprugne...
Les hêtres que des siècles de taille ont transformés en tortueux décor pour conte fantastique, près de Saint-Nicolas-des-Biefs.
Dans les Bois noirs, proches de Saint-Nicolas- des-Biefs, des hêtres tortueux âgés de 400 ans bordent un chemin de randonnée, l’allée des Géants, lui donnant un air de décor pour conte de fées.
Même le brouillard, qui se lève souvent sur le dédale des bois et des haies, contribue à créer le mystère.
De tous ces mystères, le plus passionnant est l’énigme de Glozel.
En 1924, le jeune Émile Fradin, alors qu’il labourait, tomba sur une fosseenfouie qui regorgeait d’ossements, de poteries, de galets gravés, d’objets en os, et surtout de tablettes couvertes de signes inconnus.
Les plus grandes sommités s’accordant à dater du néo- lithique la moisson recueillie par le docteur Morlet, on spécula sur l’existence d’une écriture antérieure aux Phéniciens.
Mais en 1927, un de ces messieurs, auteur d’une autre théorie sur la question, décida de disqualifier la concurrence en criant à la fraude etune commission officielle décréta le jeune paysan, armé de son certificat d’études, coupable d’une gigantesque falsification qui eût exigé une thèse en anthropologie...
Quand, après des années de procès, les tribunaux eurent fini de blanchir Fradin, le mal était fait. Son honneur était terni.
Le bourg de Ferrières, traversé par le Sichon, était autrefois prospère.
En témoignent les sept foires annuelles qui rythmaient la vie des villageois.
Au fond, le clocher de l’église Saint-Désir.
Entouré de douves alimentées par un canal, le château de Chappes à Ferrières- sur-Sichon (XVe siècle)...A abrité de prestigieux personnages de l’histoire de France. Il est classé Monument historique depuis 1992.
Au Pays Des Verriers Pourtant, à partir des années 1970, de nouvelles analyses, confirmées vers 1995, ont permis de préciser certaines datations.
Ainsi, bien que les tablettes gravées affichent entre 3 000 et 7 000 ans (sauf une part de copies médiévales), Glozel aurait été un site funéraire et cultuel de l’époque gauloise et romaine, réinvesti au Moyen Âge pour servir peut-être de four à des verriers.
La forme ovale de ses tombes pourrait être liée à ces inexplicables souterrains annulaires creusés en nombre (au moins 34) dans la région.
La tourbière du plateau de la Verrerie. Ce milieu protégé se découvre en suivant les pontons de bois, au ras des sphaignes et des droséras.Quant aux verriers, ils étaient nombreux entre autres vers Saint-Nicolas-des-Biefs, fondant le sable des rivières grâce aux hêtres des forêts.
En 150 ans, avant la Révolution, ils ont ainsi entièrement dénudé le bien nommé plateau de la Verrerie.
Restent 60 hectares de lande mauves de callunes, myrtilles et genêts, gardés par des chèvres et moutons, et de tourbière avec vue plongeante sur la plaine de Roanne.
Dominant la vallée de la Besbre, l’imposante église Notre-Dame de Châtel-Montagne (1095-1216).
Le violon de Louise
Le violon de Louise me hante
Ses longs sanglots dans la nuit
Quand sur les cordes l’archet se couche
Et fait vibrer tout mon être
J’écoute imprégné d’émotion les yeux fermés
Le violon pleure sa douceur
Comme un cri de détresse
Qui me déchire et me pénètre
Au plus profond de moi-même
Par des nuits froides d’hiver
Par des nuits chaudes d’été
J’écoute encore sans me lasser
Le cœur serré, pleurant l’être aimé
Philippe Poupet
Le mauvais jardinier
Dans les jardins d'hiver des fleuristes bizarres
Sèment furtivement des végétaux haineux,
Dont les tiges bientôt grouillent comme les noeuds
Des serpents assoupis aux bords boueux des mares.
Leurs redoutables fleurs, magnifiques et rares,
Où coulent de très lourds parfums vertigineux,
Ouvrent avec orgueil leurs vases vénéneux.
La mort s'épanouit dans leurs splendeurs barbares.
Leurs somptueux bouquets détruisent la santé
Et c'est pour en avoir trop aimé la beauté
Qu'on voit dans les palais languir les blanches reines.
Et moi, je vous ressemble, ô jardiniers pervers !
Dans les cerveaux hâtifs où j'ai jeté mes graines,
Je regarde fleurir les poisons de mes vers.
Iwan Gilkin.
Iwan Gilkin est un poète belge, né à Bruxelles, le 07 janvier 1858 et mort le 28 septembre 1924.
De vingt à trente-six ans il vit une crise morale profonde qui le rapproche de Baudelaire.
Croyant à l’inéluctable décadence de la civilisation latine, il écrit La Nuit, en 1897.
Dans cette œuvre pessimiste, qui devait s’intituler La Fin d’un Monde, il montre le Mal « fascinant les âmes, les enlaçant dans ses replis comme un reptile aux écailles chatoyantes, les broyant et les brûlant comme unserpent de feu ».
Dans ce sonnet, doutant même de la portée de sa poésie, il identifie le poète à un jardinier dont les vers sont porteurs de poison.
Un air d'été
Un petit air d'été
Sonne à la porte d'entrée
Un peu trop emprunté
Gauche et intimidé
Il passe la tête
Et puis s'arrête
Regarde devant, derrière
Et enfin pousse la barrière
Il sourit d'un rayon
Se dessine sous mes crayons
En fleurs en papillons
Un petit air d'été
S'est décidé à entrer
Et puis s'est mis à chanter
Comme si de rien n'était
Chassant le silence à coups de clichés
Sur les épis d'un champ de blé
Inventant notes et mots azurés
Sur le papier glacé
Adelaide
Parfois attribué à tort à Perrault, le conte La Belle et la Bête est popularisé en 1757 par l’auteur s’adressant aux jeunes filles Madame Leprince de Beaumont, proposant alors une version édulcorée du récit original de 1740 moqueur, railleur, critique et réprobateur composé par Gabrielle-Suzanne de Villeneuve qui avait puisé dans son propre vécu et mettait en scène une Bête plus animale et une Belle moins innocente pour aborder le problème complexe de la situation de la femme âgée dans la société, et notamment sa sexualité, par le truchement de vieilles fées animées de désirs et de rancunes
Fin 1991, les studios Disney sortaient le film d’animation Beauty and the Beast, qui reçut deux Oscars, pour la meilleure chanson et la meilleure partition. Mais nulle part, dans ce film si applaudi, on ne trouve le nom del’auteur du conte sur lequel il est fondé. Certains ouvrages affirment que le conte La Belle et la Bête « fut écrit pour la première fois par Charles Perrault au milieu du dix-septième siècle ». Or, nous le savons, si Perrault est bien l’auteur d’un Riquet à la Houppe, la « Belle » de Perrault est « au bois dormant ».
La formulation élégante de l’histoire de La Belle et la Bête qui nous est aujourd’hui familière, a été publiée non pas par lui, mais par Jeanne-Marie Leprince de Beaumont dans son Magasin des enfants en 1757. On ne peut que le constater : non seulement les femmes auteurs du début de l’époque moderne ont été régulièrement exclues de l’histoire littéraire et culturelle, mais leurs œuvres, même les plus influentes, sont encore attribuées à d’autres. On oublie assez régulièrement que c’est Madame Leprince de Beaumont qui, écrivant pour un public de jeunes filles anglaises qui ne savaient pas très bien le français, a produit ce texte d’une grande simplicité stylistique et d’une étonnante efficacité.
Quand le Prince contraste l’amour de la vieille fée méchante avec celui d’une jeune, il dit tout simplement : « À l’âge de cette dernière il semblait plus naturel ».